ETAPE 1

Il faudrait que les mots soient les cailloux blancs du Petit Poucet. Ils sont trop souvent ses miettes de pain.

(Louis Scutenaire-Ecrivain et poète surréaliste belge 1905-1987)

Lundi 31 juillet 2006

La Cassière (896m) - Olloix (870 m) 17 Kms.

A la fin de son roman " Les Grands Chemins ", Jean Giono écrit : " Le soleil n'est jamais si beau qu'un jour où l'on se met en route ". C'est certainement vrai, mais ce matin-là à La Cassière, le soleil joue à cache-cache derrière un long chapelet de nuages gris. Mais qu'importe, il ne pleut pas, et tout en rangeant dans le coffre de la voiture, les dernières affaires que nous n'emporterons pas dans notre périple, j'ai en moi, comme à chaque départ de longues randonnées, ce sentiment absolu de liberté. J'ai comme l'impression que je vais m'évader, cette sensation de ne plus avoir aucune entrave, aucune obligation. Pour ceux qui n'aiment pas la randonnée, la pire contrainte serait celle d'avoir à marcher et d'atteindre un objectif. A l'inverse, il faut que je démarre car j'ai au fond de moi ce désir de cheminer, de découvrir qui déborde de mes poumons comme de l'air pur.

 

Petit déjeuner à l'ABC du Gourmet avant le grand départ.

Il est neuf heures, en quittant La Cassière, j'abandonne " un autre monde ", je suis comme un bagnard qui sort d'une prison. Atteindre notre but, c'est-à-dire le village d'Olloix distant de 17 kilomètres, c'est partir vers une terre inconnue, une espèce de croisade de la découverte ou de pèlerinage comme en faisaient les chevaliers au Moyen Age. Je vous l'ai déjà dit : " je deviens le Lancelot du Lac de la randonnée pédestre" !

Je ne pense plus à rien et surtout pas à l'idée qu'un incident, qu'un accident puisse freiner ou arrêter mon envie de marcher. Compte tenu de sa bonne humeur, j'ai, ce matin là, l'impression que Dany est dans le même état d'esprit.

Mais dès le démarrage, cet air pur qui débordait de mes poumons me manque déjà. Est-ce le sac à dos de 12 kilos ou bien cette montée sur un sentier bourbeux qui est pénible pendant les premières minutes ? Les deux certainement ! Heureusement, peu à peu le souffle revient, les muscles s'échauffent et très rapidement, nous ne pensons plus à ce fardeau et la joie de marcher et de découvrir se substitue au tourment.

 

Après La Cassière, le GR.30, un sentier rouge de pouzzolanes.

Le sentier rouge de pouzzolanes grimpe régulièrement dans une forêt de feuillus puis arrive sur un plateau qui domine le Lac de la Cassière. De minuscules grenouilles ; les mêmes que celles aperçues au bord du Lac de Servières, il y a quatre ans ; sautillent et traversent le chemin. Nous scrutons en permanence le sentier pour éviter de les piétiner de nos gros godillots.

 

Sur le plateau au lieu-dit Moulebas

 

De minuscules grenouilles que nous évitons de piétiner de nos gros godillots

En ce début de matinée, des kyrielles de mouches et de moustiques ont décidé de marcher avec nous, ou sur nous plus exactement. Nos têtes, nos bras et nos cuisses sont sérieusement convoités par des escadrilles d'insectes volants. Il n'est pas facile de regarder le paysage et en même temps, de marcher tête basse avec des nuées de bestioles au dessus de nous ! Pour les chasser, je prends ma casquette et l'a fait tournoyer au dessus de nos têtes comme les pales d'un hélicoptère. Les diptères disparaissent quelques secondes et reviennent à l'attaque encore plus nombreux. Cette agitation et ces tournoiements finissent par me fatiguer les bras. Pour un randonneur, ce serait vraiment un comble d'avoir mal aux bras avant d'avoir mal aux jambes ! Heureusement, quand nous arrivons sur le plateau au lieu-dit Moulebas, le soleil fait son apparition et les horribles " volatiles " disparaissent comme par magie. Giono avait raison : " c'est mieux sous le soleil ! "

 

Les chevaux et les vaches, seules créatures vivantes sur ce plateau herbeux

 

 

Panoramas sur la chaîne des Puys et sur le lac de La Cassière

Le chemin est agréable mais dommage, la vue est bouchée par cette brume grisâtre et la visibilité sur la chaîne des Puys est restreinte. En supplément, des lignes à haute tension barrent le panorama.

Enfermés dans leur enclos, des chevaux viennent vers nous chercher pitance, pendant qu'avec leurs mines hébétées, nos " premières vaches " nous regardent passer. Il faut dire qu'avec ces animaux, nous sommes les seules créatures vivantes à arpenter ce plateau boisé et herbeux.

Nous amorçons la descente, le chemin devient bitume et transperce quelques résidences très fleuries. Nous coupons la D.213 et longeons le Bois du Lot à Rouillat-Bas. Pendant quelques instants, nous hésitons à nous ravitailler à Rouillat car il y a encore le bourg d'Aydat dont nous savons qu'il est plus important, même s'il est situé hors du Gr.30. L'heure tourne mais celle du pique-nique est encore suffisamment éloignée et peut attendre. Il n'est pas utile de se charger d'un poids supplémentaire trop rapidement ! Nous continuons sur une large piste, entrons dans la forêt, coupons le Pont de l'Arche, puis par une sérieuse dénivellation, grimpons sur un plateau qui domine le splendide Lac d'Aydat (1).

Le " deuxième caillou " s'étend déjà devant nous, luisant de beauté. Un lac lisse comme un miroir gris bleu où les puys glauques environnants viennent se refléter. Le sillage de quelques dériveurs aux voiles blanches vient par endroit rayer le vernis de ce tableau parfait.

(1) Le lac d'Aydat : Avec ses 65 hectares, le lac d'Aydat situé à 837 mètres d'altitude est le plus grand lac naturel d'Auvergne. Il s'agit d'un lac de barrage volcanique d'une profondeur maximum de 15 mètres. L'émergence de la coulée de lave (la cheyre) des puys de la Vache et de Lassolas a verrouillé la rivière de la Veyre, bloquant le cheminement des eaux et créant ainsi une retenue naturelle. L'île située près de la rive nord s'appelle Saint Sidoine, en souvenir de l'Évêque Sidoine Apollinaire qui possédait une villa romaine au bord du lac. Situé dans un remarquable cadre boisé, l'environnement du lac est propice à d'agréables promenades et à la pratique du footing, le tour du lac faisant 5,5 km. Les activités nautiques y sont largement pratiqués : baignade, dériveurs, planche à voile, pédalos, canoë - kayak et bien sur la pêche qui est réglementée. Les pêches de nuit en barque y sont même possibles. Les poissons les plus fréquemment pêchés sont la truite, la perche arc-en-ciel, la sandre, l'omble, le brochet, la carpe, la tanche, le gardon et le vairon.

Malheureusement, le lac subit depuis quelques années, ce que l'on appelle le phénomène d'eutrophisation. Il s'agit d'une asphyxie des eaux d'un lac ou d'une rivière par un apport excessif de substances nutritives - notamment de phosphore et d'azote- qui augmente la production d'algues et de plantes aquatiques. La décomposition des algues qui meurent, consomme beaucoup de l'oxygène dissous dans l'eau : plus il y a d'algues, moins il y a d'oxygène, ceci est particulièrement important pour les eaux profondes. En dessous d'un certain seuil d'oxygène la vie devient difficile, voire impossible, pour la faune et la flore et il y a un dégagement de mauvaises odeurs. Une dégradation de la qualité des eaux de la Veyre serait en partie à l'origine de cette eutrophisation.

 

 Le lac d'Aydat, un miroir où les puys glauques environnants viennent se refléter.

Nous quittons le plateau par un étroit chemin qui descend, puis débouche sur une minuscule plage où quelques canards batifolent et se jettent à l'eau à notre vue. De cet endroit, le lac paraît encore plus beau, plus moiré. Seuls les canards et quelques poissons qui mouchent en surface parviennent à le rider.

Dans notre dos, à flanc de coteau, des vaches dodues, noires et blanches paissent une herbe bien verte et bien épaisse. En moi-même, je me dis : " Voilà, l'Auvergne que nous voulions découvrir ! " Une Auvergne apaisante composée de faune, de flore et de paysages.

Le Gr.30 remonte dans un bois cerné par de larges pâturages d'un vert intense. Ici, les promeneurs, les randonneurs et les coureurs qui effectuent le tour du lac sont plus nombreux. Nous retrouvons la route goudronnée à Poudure et là au lieu de prendre à gauche pour continuer le GR, nous continuons tout droit en direction d'Aydat que nous gagnons très rapidement. Les commerces sont tous là, au bout de la route : boulangerie, épicerie, pharmacie, presse. Il y a même une très jolie église et un bureau de Poste où nous pouvons acheter des timbres pour affranchir des cartes postales.

Une demi-heure a été suffisante pour nous approvisionner et après une brève visite de l'église, c'est avec un bon kilo supplémentaire que nous reprenons la courte montée vers Poudure. Nous retrouvons le GR.30 qui traverse le village où se dissimulent de superbes villas arborées.

  

 

 Au lac d'Aydat, des images de l'Auvergne que nous voulions découvrir !

Nous regardons une dernière fois le lac qui finit par disparaître et après une rude montée, nous dénichons à la sortie du hameau, près d'une belle croix en fer forgé, un champ idéal pour déjeuner.

Salades, charcuterie du pays, Cantal, Bleu d'Auvergne et fruits sont au menu de ce premier pique-nique champêtre sous un ciel bas et gris. Mais par bonheur, aucune goutte de pluie ne vient contrarier cet instant de répit. Après le repas, pendant que Dany fait une petite sieste, j'observe avec ravissement plusieurs jeunes pinsons écervelés qui jouent à se poursuivre. Sans craindre ma présence, ils sautent de branches en branches, ils descendent des noisetiers et viennent se vautrer dans l'herbe, à quelques pas de moi comme pour me narguer. Puis ils repartent dans un tourbillon de folie, s'enfoncent au milieu des genêts d'où ils ressurgissent quelques dizaines de mètres plus loin pour monter comme des flèches dans le ciel. Cette chorégraphie se renouvelle plusieurs fois et assis près de la croix de fer, je suis aux premières loges d'un spectacle naturel étonnant ; une espèce de " Patrouille de France " en miniature.

Mais il est déjà l'heure de repartir, car la route est encore longue. D'ailleurs, en quittant le champ, nous la voyons se dessiner devant nous, comme un serpent qui descend le talus, puis remonte à travers les champs, se faufile jusqu'aux collines toutes proches. A la fin, elle disparaît au faîte d'un vallonnement, horizon souvent fugitif car caché quelquefois par la brume.

  

 Dany lors de notre arrivée à Aydat

Le Gr.30 évite le petit village de Phialex et ondule entre de petits puys dont certains ont des noms curieux : Mont Amant, Suc Brûlé, Fourchat. Quand les nuages se dissipent, ils laissent entrevoir dans le lointain des puys plus importants où prédomine le Puy de Dôme. Pendant plusieurs jours, et tout en s'éloignant, nous l'apercevrons souvent dans le paysage, mais notre point de mire restera le Sancy que nous devons gagner.

  

Après Aydat, un pré idéal pour pique-niquer

  

 Pique-nique puis repos mérité dans un pré après le village d'Aydat

Nous coupons la D.145 et dans un décor plus chaotique où le chemin se glisse entre des murets de pierres sèches, nous finissons par atteindre avec satisfaction le hameau " Le Mas ". Nos gorges et nos gourdes sont aussi sèches que les pierres du sentier mais la seule fontaine du lieu n'a pas d'eau potable. Le village composé de quelques maisons semble désert, seul un chat dort sur le rebord d'une fenêtre. Nous arpentons chaque ruelle à la recherche d'un breuvage, mais il n'y a ni bistrot ni épicerie. Heureusement, devant une très belle demeure, un jeune homme apparaît et il accepte avec beaucoup de gentillesse de remplir nos gourdes. A son accent, je comprends immédiatement qu'il est espagnol, même s'il parle un excellent français. Il dit être un pilote de montgolfière travaillant pour une organisation qui propose des vols libres au dessus de la chaîne des Puys mais aussi près de Barcelone. Nous n'avons aucune raison de ne pas le croire, puisque cette affirmation est inscrite sous la forme d'un bandeau publicitaire sur la carrosserie de son 4x4 garé devant la bâtisse.

Par son récit, nous tentons d'imaginer la beauté des paysages d'Auvergne depuis un ballon. Ce doit être un sacré spectacle ! Nous le remercions encore une fois pour l'eau et c'est avec des rêves plein la tête et le prix du vol à 220 € par personne dans la " cabeza " que nous retournons voir ce spectacle. Spectacle que nous apprécions même au ras des pâquerettes !

Le G.R. longe de grands champs cultivés de céréales puis coupe la D.788. Mais, nous ne traversons pas immédiatement car un long et sinistre défilé de voitures suit un corbillard pendant qu'au loin l'église de Cournols sonne le glas sans interruption. Pour qui sonne le glas ? Tout en marchant, nous dissertons de l'importance du défunt. Elu du village ou homme politique plus important ont notre faveur. Compte tenu du nombre colossal de voitures que l'on aperçoit dans le village en contrebas, il ne fait aucun de doute, il s'agit d'un notable. Nous zigzaguons dans les près qui dominent Cournols mais sans jamais l'atteindre. Seul un immense dolmen appelé " Dolmen de la Grotta " retient notre attention. Plus surprenant encore, ce dolmen siège au milieu d'un terrain de football improvisé avec des cages de part et d'autre. Il est vrai qu'il n'y a pas de risque qu'un ballon de foot fasse tomber une de ces dalles ancestrales !

  

 Paysages verdoyants après Aydat.

  

Vue sur la chaîne des puys après Aydat

  

Arrivée au hameau Le Mas et dolmen de la Grotta à Cournols

   A Cournols, l'étrange dolmen de la Grotta siège au milieu d'un terrain de foot !

Derrière nous, Cournols s'éloigne et maintenant des puys boisés plus importants et plus hauts nous font face. On se dirige droit sur eux et sur la carte IGN, je constate qu'il s'agit au premier plan du puy d'Ozenne (914 m) et derrière, il y a surtout celui d'Olloix (1.002 m). Il est 4h15 et j'ai le sentiment de ne plus être très loin de l'arrivée. Mais la suite me prouve le contraire et il nous faut encore plus d'une heure de marche pour rejoindre le terme de notre étape.

Il est vrai que le chemin devient difficile. Il est très caillouteux et très raviné dans la descente vers les Gorges de la Monne, puis après une brève détente et un bain de pieds revigorant au Pont de Riberolles, il se hisse sans discontinuer sur le flanc opposé pratiquement jusqu'à Olloix.

Heureusement, la grimpette la plus difficile s'effectue dans un sombre sous-bois très frais où gisent les ruines du vieux hameau de Riberolles (2). Dans cette " jungle " inextricable de lierres, de lianes, de mousse et de branches, nous avons du mal à imaginer, qu'il y a encore un siècle, une activité rurale ait pu exister. Au bout de la rude montée, le sentier longe encore les ruines de quelques moulins puis débouche sur un vaste plateau à vocation agricole parsemé de gros blocs granitiques fissurés. Il s'agit de diaclases (3) d'origine volcanique sur laquelle l'érosion a fait son œuvre. Le rebord de ce plateau fait office de belvédère au dessus du site classé des Gorges de la Monne dont on imagine seulement les contours dissimulés dans une épaisse végétation.

(2) Riberolles : Ce hameau ruiné que l'on peut voir au dessus du pont de Riberolles fut abandonné au 19ème siècle. Au recensement de 1841 il comptait 33 habitants répartis dans 6 maisons, en 1886 il ne restait qu'une famille de 5 membres et 1891 il n'y avait plus personne. Le site de ce hameau autrefois très ensoleillé est maintenant envahi par la forêt.

(3) Diaclase : du grec dia signifiant en deux et klasis désignant une fracture, une rupture. On parle de diaclase lorsqu'une roche se fend sans que les parties disjointes s'éloignent l'une de l'autre. Une diaclase peut apparaître du fait des pressions auxquelles est soumise la roche.

 

  

 En direction des Gorges de la Monne, on aperçoit les Puys d'Ozenne et d'Olloix

17h15, nous entrons dans Olloix et au bout du dernier tronçon du G.R., nous sommes face à notre gîte " La Maison de la Monne ". Dès notre arrivée, nous sommes " aux anges ", car cette grande bâtisse, aux volets couleur pastel avec son vaste jardin gazonné et fleuri et ses terrasses accueillantes, distille le bien-être, le calme et la douceur de vivre. Notre chambre n'est pas très grande mais moderne, bien aménagée et silencieuse. L'accueil y est simple, calfeutré mais agréable bien à l'image de l'endroit.

Après une douche réparatrice, nous partons visiter le village. Comme souvent, seule l'église semble présenter un intérêt culturel. Dans cette église Saint-Jean Baptiste trône une imposante statue couché dont j'apprends l'essentiel à la lecture d'un petit livret. Il s'agit du gisant d'Odon de Montaigu, dit St Gouérand, commandeur des Hospitaliers, grand Prieur d'Auvergne jusqu'en 1323, mort vers 1345. A côté de l'église, il y a bien les vestiges d'une ancienne commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem mais le site est en travaux et interdit au public. Dany, elle, compulse le livre d'or de l'église et est choquée par les messages parfois abjects et grossiers qu'elle y trouve.

 

  

Dany dans la descente caillouteuse vers les Gorges de la Monne

De retour au gîte, pendant que Dany part se reposer dans la chambre, je l'abandonne et muni de mon appareil photo, je m'en vais escalader le Puy de Marquerole (Mercurol sur les cartes) qui domine le village. Sur un pan de ce puy, il y a encore la présence d'orgues basaltiques qui ont résistées à l'érosion du temps. Du sommet, la vue à 360 degrés est, compte tenu du temps maussade, toujours aussi limitée. Mais grâce à un table d'orientation, j'aperçois quelques lieux indiqués et j'arrive à deviner au loin la plaine de Limagne, les Monts du Forez, les Monts du Cézallier et toujours le Puy de Dôme qui excelle à l'horizon. Très étonnamment, un nuage en panache s'échappe de son sommet comme s'il s'agissait d'un volcan encore en activité.

Il 20h20. Le souper est servi à 20h30 et content de mes quelques photos, je redescends en courant les flancs de ce petit monticule et me dépêche sur le Pré de la Barre en direction de la Maison de la Monne. Seul, un petit chat qui ressemble étrangement à notre petite Milie me freine dans ma précipitation pour aller dîner. Mais, je ne peux l'approcher car il est aussi craintif que notre chatte et disparaît derrière une haie de feuillus.

   

  Au Pont de Riberolles, dans la rafraîchissante rivière de la Monne

   

Avant Olloix, sur le plateau au dessus du site classé des Gorges de la Monne

  

 Arrivée à Olloix sur le G.R.30

Dany m'attend impatiemment car le pique-nique de midi est déjà très loin et son estomac crie famine. Nous trouvons tout de même le temps de prendre un apéritif sur la terrasse et de converser avec une dame très sympathique qui voyage seule et que nous avons aperçue sur le G.R.30 au Pont de Riberolles.

  

 Dany dans l'agréable jardin du gîte " La Maison de la Monne "

  

 Le gisant d'Odon de Montaigu à l'église Saint-Jean Baptiste d'Olloix

  

 Eglise Saint-Jean Baptiste d'Olloix

21 heures, il est temps de rejoindre la salle du restaurant où nous attends une belle surprise : La " Monnette " qui est la grande spécialité de la maison. Un Saint-Nectaire étêté et fumant dont la pâte continue à fondre dans sa croûte sur un chauffe-plat. Le fromage est accompagné d'une grande assiette remplie de salade et de larges tranches de jambons crus. Le tout se mange comme une fondue. Le meilleur reste la fin quand la croûte devient gratinée. Accompagné d'un excellent Saint-Pourçain rosé, c'est un vrai régal !

Mais manger ainsi, est-ce bien raisonnable ? Cette " Monnette " ne risque-t-elle pas de peser dans nos ventres lors de l'étape qui s'annonce demain ? Une étape, Olloix- Saint-Nectaire - Murol - Lac Chambon longue de 18 kilomètres ! Enfin, on verra ! Michel Déon n'écrivait-il pas : Pour bien aimer un pays, il faut le manger, le boire et l'entendre chanter !

  

  Panoramas sur Olloix et ses alentours depuis le puy de Marquerole

 

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