ETAPE 7

Le vrai voyageur ne doit avoir aucun objectif. (Gao Xingjian - Ecrivain français d'origine chinoise-1940-Prix Nobel de littérature 2000)

Dimanche 6 août 2006

Saint-Genès-Champespe (1.014m) - Picherande (1.134 m) 22 Kms.

Au départ de La Cassière, Dany était une belle fée Viviane, pleine de fraîcheur et d'enthousiasme, mais au fil des étapes, elle se transforme en " vieille sorcière " voûtée par ses douleurs articulaires et impatiente d'en terminer avec ce " sacré " G.R.30. Bien entendu, j'exagère, mais ses réveils sont plus pénibles qu'au début du parcours et quant elle se lève, la Belle au Bois Dormant, qui sommeille à côté de moi, a toutes les peines du monde à poser les pieds par terre. Ses hanches la font terriblement souffrir, même si avec des anti-inflammatoires et quelques kilomètres d'échauffement, cela va ensuite un peu mieux. De mon côté, j'étais jusqu'à présent Lancelot du Lac mais la fatigue aidant, je ne suis plus l'intrépide chevalier qui sillonne les chemins. J'ai plutôt l'impression de devenir un Petit Poucet qui retrouvent ses repères mais dont les poches seraient encore pleines de gros cailloux qu'il aurait oublié de semer.

 

Dany au lac de La Landie

 

Panorama sur le lac de la Landie, mondialement connu des pêcheurs de salmonidés

Aujourd'hui, je suis surtout anxieux pour Dany car je redoute cette étape longue de 22 kilomètres qui doit nous mener à Picherande. Je sais que l'état, dans lequel elle finira ce soir, conditionnera la dernière étape que j'ai prévue demain entre Picherande et Mont-Dore. Une étape très redoutable avec encore 24 kilomètres et un violent dénivelé de 900 mètres jusqu'au Pic du Sancy.

Ce matin, nous avons profité longuement du petit déjeuner et des facilités offertes par l'hôtel du Midi pour se ravitailler à l'épicerie et la boulangerie tenues par la charmante aubergiste.

Quant au départ, il est vraiment sans difficulté. En sortant de l'hôtel, il suffit de traverser une large placette en guise de carrefour, de jeter un coup d'œil sur les petits panneaux indicateurs et de prendre la D.614 qui se dirige vers le village de Broussoux distant de deux kilomètres. Mais après ses deux premiers kilomètres pénibles sur la chaussée, nous n'en avons pas fini avec le bitume puisque le sentier zigzague sur une autre route goudronnée jusqu'au hameau le Lac. Là, nous quittons enfin l'asphalte par un chemin de remembrement qui longe et contourne le lac de La Landie (1).

Le sentier se hisse doucement et traverse des champs emplis de fleurs sauvages multicolores. Puis toujours sur les crêtes qui dominent la vallée de l'Eau Verte, la sente se faufile dans des petits sous-bois, véritables corridors végétaux. Quant on y entre, les rayons du soleil s'infiltrent à travers les ramures et on a l'impression de marcher dans une gigantesque spirale transpercée de flèches illuminées. C'est comme si nous cheminions dans une longue corne d'abondance, mais une corne remplie d'ombres et de lumières, d'herbes, de fleurs et de feuilles.

Puis nous sortons de cet immense colimaçon végétal et retrouvons les sempiternels murets de pierres sèches et les clôtures qu'il suffit de longer ou parfois d'enjamber.

(1) Au coeur du Parc naturel des volcans, à 1035 m d'altitude, le Lac de la Landie est né de l'action successive des volcans et des glaciers. C'est un lac de surcreusement glaciaire d'une superficie de 36ha et d'une profondeur de 20m, sur un site exceptionnel, préservé des atteintes de la civilisation : sur son périmètre de 2km, aucune route, aucun pylône, le Lac de la Landie est naturellement parfait pour les salmonidés et leur pêche. Il est mondialement connu par les grands spécialistes de la pêche aux salmonidés. Outre les truites fario autochtones dont le record est de 9kg, les eaux du lac abritent depuis 1991 une forte population de truites arc en ciel (souches de Steelhead, Kamloops, Jumper) et d'autres poissons de grand sport comme le Bröding (hybride du saumon de fontaine et de l'omble chevalier). Une reproduction naturelle de ces salmonidés, exceptionnelle dans les lacs de France, est observée tous les ans depuis 1992. La maille a été maintenue depuis l'origine à 50 cm et de nombreuses captures de 3 à 8kg sont réalisées chaque année. Les installations ont été pensées par et pour des pêcheurs à la mouche, le port abrite 12 bateaux munis de moteurs électriques silencieux et non polluants, plusieurs pontons permettent les lancers du bord.....

 

Nous cheminons dans une corne d'abondance remplie d'ombres et de lumières

De ces crêtes, nous apercevons Picherande, tout proche, de l'autre côté du vallon. Jamais, nous pourrions croire que pour atteindre le bourg, il va nous falloir accomplir encore vingt kilomètres. Le massif du Sancy, lui aussi, semble bien près avec son panache de nuages de pluie. De nos perchoirs que représentent ces points de vue sur le G.R.30, il parait moins haut, plus ramassé et c'est comme un signe d'encouragement à l'étape qui nous attend demain. Vers 11 heures, juste avant le hameau de La Renonfeyre, nous éprouvons le besoin de souffler. Nous stoppons pour manger une ou deux barres de céréales et des fruits quant arrivent " nos deux jolies randonneuses aux yeux bridés ". Nous échangeons quelques amabilités et conversons sur nos destinations respectives.

 

Les sempiternels murets de pierres sèches qu'il faut suivre ou enjamber

Elles vont à Super-Besse et terminerons là leur périple en Auvergne pour repartir en région parisienne. Elles repartent devant nous et prennent un peu de distance. De nôtre côté, nous continuons à lambiner, traversons La Renonfeyre sur le bitume de la D.128 que nous ne tardons pas à quitter par la droite par un large chemin qui côtoie un petit bois de feuillus.

Peu après, nous arrivons à un petit carrefour qui laisse le hameau de La Chaux sur la gauche, les panneaux routiers de signalisation indiquent le village de Picherande, arrivée de notre étape à 3,5 kilomètres. Nous sommes sidérés car le topo-guide donne 21 kilomètres pour l'étape d'aujourd'hui. Or, selon mes calculs, nous en avons accompli 7 ou 8 ce qui fait un reliquat à accomplir de 13 à 14. J'en fais part à Dany qui tergiverse longuement à tronquer notre itinéraire par cet énorme raccourci. Seuls, le fait de me laisser poursuivre en solo et peut-être sa crainte de se perdre la font continuer. Heureusement le portable sonne et cette diversion lui fait oublier ses épreuves. Quant elle a ses enfants au bout du fil, le plaisir est tel qu'elle ne pense plus à rien ou du moins elle ne pense qu'à une chose : leur faire partager sa passion et le bonheur qu'elle vit sur les chemins. En général, c'est comme ça, même si aujourd'hui il est indispensable d'y mettre un bémol.

C'est Jérôme au bout du fil et le téléphone dure plus longtemps qu'à l'accoutumé, aussi quand nous repartons il est déjà 12 h30 et l'heure du déjeuner a sonné dans mon estomac affamé. Nous retrouvons nos jeunes amies parisiennes entrain de grignoter, affalées dans l'herbe tendre d'un pré. Sans tarder, nous aussi, nous stoppons sur l'herbe pour manger juste en face la splendide forêt de Montbert. Ici, sur ce tronçon d'un P.R. commun avec le G.R.30 les randonneurs sont plus nombreux. Il est vrai que ce chemin file directement au magnifique Lac Chauvet (2) où nous atterrissons sur la rive vers 13h30.

Là, grosse hésitation. Je ne veux pas recommencer la même erreur qu'au Lac de Montcineyre, où nous n'avions pas longé le lac car je n'avais pas jugé utile de compulser mes plans et le topo-guide.

(2) Le Lac Chauvet est un lac de cratère d'une superficie de 54 ha que l'on appelle maar. Il est situé à une altitude de 1.162 m. De forme presque parfaitement circulaire, il mesure environ 600m de diamètre et 86 m de profondeur. Il s'est formé il y a environ 150 000 ans et le relief autour s'est érodé au cours du temps d'où son nom signifiant " lieu chauve ". Il est néanmoins bordé sur la moitié de sa circonférence par la très belle forêt de Montbert. Pour la petite histoire, le Lac Chauvet est connu des Ufologues (spécialistes des observations d'Ovnis), car le 18 juillet 1952 vers 18h, un curieux objet a été photographié dans le ciel au dessus du lac Chauvet par un ingénieur géologue : André Frégnale. Ces photos ne sont apparemment pas truquées et leur auteur longtemps sceptique peut être considéré comme quelqu'un de sérieux.

 

En direction du lac Chauvet, le pic de Sancy apparaît sous un panache de nuages

Cette fois, je regarde la carte, lis le topo-guide et décide, sans aucune hésitation, de faire le tour du lac même si l'ouvrage édité par la FFRP (Fédération Française de Randonnée Pédestre) indique un autre chemin. Je n'hésite pas, car les cartes, elles, proposent le tour du lac, ce qui permet d'éviter sur deux kilomètres, l'asphalte de la D.203 jusqu'au Pont de Clamouze. Mais là, commettons-nous une nouvelle erreur ? Toujours est-il que le chemin se hisse dans la forêt de Montbert bien au dessus des berges et qu'une fois de plus, nous n'avons aucune vision du superbe lac. La sente en fait le tour à travers l'épaisse forêt dont les arbres ne laissent rien filtrer. Il y a quand même sur certains arbres quelques vieilles traces de peinture rouges et blanches mais il s'agit probablement du G.R.4 qui file vers Egliseneuve-d'Entraigues. Ce n'est qu'à l'extrémité opposée à la sortie de ce bois que nous devinons le lac sur notre gauche. Y avait-il un autre chemin qui côtoyait les berges ? Nous ne le saurons jamais ! Ce G.R. débouche sur une combe puis part tout droit vers le Sud en direction d'une clôture qu'il nous faut escalader par un très haut escabeau. Nouvelle grosse hésitation, car selon le plan, il faut contourner le lac au trois quart et ce chemin part à l'opposé sans jamais y revenir. Une nouvelle fois, je compulse la carte. J'observe aussi la topographie du terrain et tous les éléments qui y figurent ; routes, chemins, montagnes, maisons, etc.….

Pas de doute, il faut repartir vers le lac, le longer plein Nord, prendre le large sentier que j'aperçois dans le vallon depuis mon escabeau et atteindre la D.203. Pour ne pas m'égarer plus qu'il ne le faut, je sors cette fois mon GPS et mes plans Cartonav sur lesquels j'ai mentionné quelques " waypoints ". Au bout d'un moment, je n'ai plus que des certitudes, nous sommes pile-poil sur un " waypoint " même si toute indication de G.R. a disparu.

 

En arrivant au rivage du lac Chauvet, nous hésitons sur le chemin à prendre

Après quelques zigzags dans une minuscule zone humide, Dany finit par apercevoir une " ancestrale " marque rouge et blanche sur un poteau qui indique bien le chemin que nous convoitions depuis notre promontoire de bois. Plus de doute, nous avons retrouvé notre G.R. et je me promets, dès mon retour à la maison, de prévenir la FFRP pour leur signaler ces anormales difficultés. A cet endroit, le chemin se hisse dans des pacages aux formes arrondies au sommet desquels le lac Chauvet se dévoile dans tout son apparat. Nous stoppons quelques minutes dans un pré, à la fois pour un peu de repos et pour nous restaurer, puis nous repartons sur un large chemin qui aboutit sur la D.203. Mais pour Dany et moi, c'est au pas de course que nous atteignons cette route, pourchassés que nous sommes par quelques Salers aux cornes effrayantes. Pourquoi, nous coursent-elles ?

Est-ce la polaire orange de Dany ou bien les avons-nous approchés de trop près ? En tout cas, il est hors de question de vouloir jouer aux toreros, surtout qu'un simple fil de fer les sépare de notre postérieur ! A proximité du Pont de Clamouze, petit lieu-dit composé d'une ferme que nous apercevons un peu plus loin, nous traversons le D.203 et prenons immédiatement sur la droite car maintenant les marques du G.R.30 sont à nouveau bien présentes et très nettes.

 

Le lac Chauvet avec au fond la forêt de Montbert

Le chemin part plein Nord en direction du Sancy, puis tourne vers l'Est et se faufile à travers de grandes tourbières. Il y a deux jours seulement, le Sancy et les Monts-Dore nous semblaient inaccessibles, aujourd'hui, ils sont là, et se révèlent quasiment à nos pieds. Nous longeons les Bois de la Barthe où les promeneurs sont très nombreux sur ce chemin ondulé rempli d'épilobes. Il est vrai qu'une très belle cascade alimentée par le ruisseau de Neuffonds se découvre dans un magnifique cadre de verdure : c'est la Cascade de la Barthe que contemple déjà de nombreux badauds. Nous stoppons nous aussi pour quelques photos rafraîchissantes puis nous repartons par une étroite sente qui descend dans un bois et finit sa course dans un large vallon verdoyant où paissent des vaches chamarrées. Un agréable torrent chante au milieu de ce charmant vallon. Le cadre est si idyllique et si reposant, que je pose mon sac à terre, le vide de mes derniers aliments et compose avec les restes, un tout dernier sandwich. Je n'ai pas vraiment faim et ce sandwich est pour moi un simple prétexte à un bref instant de contemplation dans cette étape dont je commence à comprendre qu'elle sera certainement la dernière. Fatiguée par les kilomètres, Dany paraît à la fois surprise et agacée de me voir à nouveau m'arrêter. Elle continue et je la vois s'éloigner et disparaître dans ce dernier vallon " paradisiaque ". Ce n'est pas dans ses habitudes d'être énervée et de speeder ainsi lorsque je m'arrête. Je comprends, mais peut-être un peu tard, qu'elle ne peut plus supporter et cacher la souffrance qu'elle endure depuis plusieurs jours. Elle languis d'arriver. Je culpabilise de l'avoir entraîné dans ce périple trop difficile pour elle et maintenant je cours pour la rattraper tout en me promettant qu'il n'y aura pas d'autre étape demain !

 

En quittant le lac Chauvet, on se rapproche du massif du Sancy

 

Au Bois de La Barthe, vue sur les contreforts du Sancy

 

La belle et rafraîchissante cascade de La Barthe

 

Dany admire la cascade de La Barthe

 

Un large vallon verdoyant où paissent des vaches chamarrées

Ribeyrette, Collanges, Ravel, les minuscules hameaux se succèdent et nous ne voyons jamais ni " le bout du chemin " ni Picherande. Et pour couronner le tout, après Ravel, le G.R.30 grimpe vigoureusement et se perd dans le Bois de Gayme. Les traces du G.R. disparaissent au milieu des arbres et des branchages cassés. On a l'impression de marcher dans une forêt qui aurait été dévastée par un cyclone. Le terrain est horriblement difficile, comme si des bulldozers avaient tout broyés sur leurs passages et je sens bien que Dany est " au bout du rouleau " à force d'enjamber ces troncs d'arbres et ces branches qui parsèment le sol. Nous finissons par retrouver les " miraculeuses " et convoitées marques rouges et blanches et débouchons enfin sur un large sentier forestier. Sans contestation, cette piste file vers Picherande car elle est indiquée sur d'explicites panneaux comme un parcours sportif. En effet, nous arrivons sur une route asphaltée près d'un vaste camping et maintenant les premières toitures de Picherande apparaissent ; celles d'un village de vacances d'abord, puis celles de l'église. Cinq minutes plus tard, nous entrons dans l'accueillant village et sommes reçus magnifiquement par une resplendissante et alerte grand-mère au chaleureux Central Hôtel.

 

Fatiguée, Dany s'éloigne et disparaît dans ce dernier vallon " paradisiaque ".

Pendant qu'elle nous amène dans une remise pour que l'on se déchausse de nos godillots tout crottés, comme je me l'étais promis, au fil des derniers kilomètres, la première chose que je lui demande est :

- Sera-t-il possible d'avoir un taxi demain matin pour nous amener à La Cassière ? Dany ne dit rien et je comprends qu'elle est heureuse de cette décision.

- La mémé : " c'est envisageable, je vais voir ce que je peux faire ?

Je l'entends héler une autre personne qui semble plus jeune.

- Par hasard, ton beau-frère, il ne serait pas disponible demain pour amener ces personnes à La Cassière ?

- Je les accompagne à la chambre et je l'appelle aussitôt après ! réponds la jeune femme.

Dix minutes plus tard, elle revient et dit :

- Pas de problème, mon beau-frère viendra vous chercher demain matin à neuf heures devant l'hôtel ! Il prend 60 euros, rajoute-t-elle.

- Parfait, nous serons prêts.

En prononçant ces mots, je prends brusquement conscience que notre voyage vient de se terminer. Habituellement je suis à la fois heureux d'avoir réussi un challenge et triste d'en avoir terminé. Mais cette fois, j'ai un vague sentiment d'inachevé, j'ai l'impression d'avoir raté un défi. A ma tête, cela doit se voir car Dany me dit :

- Fait la tout seul l'étape de demain, j'irais chercher la voiture et je viendrais te chercher à Mont-Dore !

- Non, j'ai pris ma décision et je n'y reviendrais pas dessus ! De toute manière, il prévoit encore des nuages sur le massif et monter dans le brouillard et le froid, je n'en ai pas trop envie !

Puis pour couper court à cette discussion, je rajoute sans conviction :

- Et puis moi aussi, je commence à être fatigué !

 

Dany est au bout du rouleau à force d'enjamber ces troncs qui parsèment le sol.

Allongé sur le lit, je pense à ce qu'aurait pu être cette dernière étape et j'essaie de me convaincre, non pas pour changer ma décision, je suis sûr que c'est la bonne, mais dois-je faire tout seul ce dernier tronçon ? Je ferme les yeux et je m'imagine monter vers Chareire et le col de Couhay dans la brume. Je peste car je ne vois pas le paysage. Puis, aussitôt après, je me souviens de ce que j'ai lu et vu sur Internet sur la vallée et le cirque de la Fontaine Salée. Ces immenses forêts de hêtres, ces belles landes, ces vastes prairies naturelles où poussent, parait-il, des fleurs et des plantes endémiques. Ce grandiose panorama où l'on peut rencontrer des oiseaux comme le mélodieux Accenteur Alpin et l'exceptionnel Merle à plastron et beaucoup d'autres espèces protégées. Puis je me vois arriver sur les derniers contreforts du Sancy colonisaient par les mouflons, les chamois et les marmottes.

Mais si je prends la décision d'y aller seul, verrai-je tout çà ? Rien n'est moins sûr avec le temps qui s'annonce ! Et puis le Sancy, je le connais déjà, nous y sommes montés, il y a quatre ans ! Et puis qui pourra m'empêcher de revenir dans quatre ans pour monter à la Fontaine Salée et terminer ce dernier tronçon du G.R.30 ?

 

Nous arrivons enfin à Picherande, terme de notre périple

Pour éliminer toutes ces idées contradictoires de ma tête, il faut que je pense à autre chose et je dis à Dany :

- Viens, j'ai soif, je t'offre un pot quelque part puis après on ira visiter le village ?

- D'accord.

Et nous voilà repartis pour un tour.

Le Tour des Lacs d'Auvergne, lui, était bien terminé. Nous avions les jambes lasses par les 135 kilomètres parcourus sur les Monts Dôme, les plateaux de l'Artense et du Cézallier, mais nos cœurs étaient contents et c'était bien là l'essentiel.

Lancelot et la fée Viviane avaient trouvé tous les cailloux pour arriver jusqu'à Picherande….

Après Picherande, il n'y avait plus d'autres petits cailloux bleus à découvrir sur le chemin. Mais qui sait, c'est peut-être le Petit Poucet qui l'avait voulu ainsi………..

 

Devant l'église de Picherande à la recherche du Central Hôtel

 

Le très accueillant Central Hôtel de Picherande

 

Fait la tout seul l'étape de demain, j'irais chercher la voiture et je viendrais te chercher à Mont-Dore ! me dit Dany

 

Lancelot et la fée Viviane avaient trouvé tous les cailloux pour arriver jusqu'à Picherande…. Après Picherande, il n'y avait plus d'autres petits cailloux bleus à découvrir sur le chemin. Mais qui sait, c'est peut-être le Petit Poucet qui l'avait voulu ainsi………..

 

QUELQUES ŒUVRES DE PEINTRES DE L'ECOLE DE MUROL

 

Abbé Léon Boudal

 

Terlikowski Victor Charreton

 

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