Des puys pour deux fous

ou

Cinq jours sur des sentiers d’Auvergne

Le parcours accompli

Nota : Toutes les belles images possédant le signe arobase entre parenthèses (@) ne sont pas personnelles et ont été téléchargées sur le web. Je remercie sincèrement leurs auteurs de m’autoriser à les utiliser, sinon, cette histoire n’aurait pas été aussi bien illustrée.

Préambule

La folie : Un fou a jeté une pierre dans un puits, mille sages n’ont pu la retirer (Proverbe arabe).

Dimanche 28 juillet 2002 La Bourboule.

Vue de La Bourboule au fond le Puy Gros (@)

Ce dimanche matin, tout en chargeant le coffre de la voiture, je me disais qu’il fallait que nous soyons un peu fous de vouloir repartir avec nos sacs de vingt kilos sur des chemins de randonnées. Plus sérieusement, j’appréhendais, surtout pour Dany, avec toutes les souffrances qu’elle avait enduré l’année précédente sur le GR10. Ses ampoules aux pieds, nous avaient même contraints à raccourcir notre périple. Mais le désir de découvrir de nouveaux sites était plus fort que les épreuves que nous ne manquerions pas de rencontrer.

 Nous partons à 8h30 de Saint-Estève et roulons sans aucune difficulté jusqu’en Auvergne. Après s’être quelque peu égarés dans la campagne auvergnate, il est 16 heures quand nous arrivons à La Bourboule par le D.130. Le topo-guide de la randonnée, que nous envisageons de faire, indique le départ sur cette route. Je conseille donc à Dany de trouver, si nous le pouvons, un hôtel dans le voisinage.

 Avant d’arriver au  centre-ville, que nous apercevons plus loin nous remarquons deux ou trois hôtels qui nous paraissent des plus corrects. Le temps de garer la voiture, nous entrons dans la première auberge qui s’offre à nous et demandons s’il y a une chambre de libre. Une chambre est disponible, le prix est convenable, la patronne est accueillante et notre décision vite prise. L’hôtel-restaurant " Le Buron " sera le point de départ de notre voyage pédestre.

La Dordogne en face l’hôtel.(@)

Nous prenons possession de la chambre et après une brève sieste, je propose à Dany d’aller repérer le GR.30 qui en principe devrait couper la D.130 à proximité. Nous sortons de l’hôtel, traversons en face un petit pont qui enjambe La Dordogne - qui n’est ici qu’un étroit torrent- et marchons vers la gare car selon les indications du topo-guide, le GR.30 traverse La Dordogne puis une voie ferrée.

Après quelques minutes de marche, je me rends à l’évidence, le chemin doit être beaucoup plus loin. Nous retournons à l’hôtel et prenons la voiture, direction Mont-Dore. Au bout d’un kilomètre environ, nous apercevons de multiples petits panneaux jaunes indicatifs sur le bord de la route. Nous stoppons et remarquons très rapidement les familières marques rouges et blanches propres à tous les chemins de " Grande Randonnée ". Le GR.30 est là. Nous effectuons un repérage rapide et rassurés, nous partons visiter La Bourboule.

 Attablés à la terrasse d’un café, nous observons le va et vient incessant et coloré des touristes. Après s’être désaltérés, nous flânons à notre tour dans les rues animées de cette magnifique cité thermale. Nous profitons des soldes pour acheter des sandales de marche qui, plus tard, pour reposer nos pieds endoloris s’avéreront très utiles. Un petit détour par le splendide Parc Fenestre avec ses arbres centenaires où l’on peut contempler de grandioses séquoias géants de 40 mètres de haut et de 10 mètres de circonférence et nous regagnons l’hôtel.

 Il est déjà 20 heures, mais la terrasse du restaurant encore ensoleillée est une invitation au farniente et à l’apéritif. La carte semble prometteuse avec de nombreuses spécialités auvergnates. Nous passons rapidement commande car une rude journée nous attend dès demain avec plus de vingt kilomètres pour rejoindre La Bourboule à Orcival. C’est ainsi, que nous découvrons la " truffade aux trois fromages auvergnats* " accompagné d’un excellent vin rouge de pays. Le repas se termine par une succulente tarte tatin agrémentée de boules de glace à la vanille.

 Le soir commence à décliner, et après ce copieux et savoureux repas, il est temps de rejoindre la chambre. Allongé sur le lit, j’observe les collines qui descendent jusqu’à la ville. Au loin, quelques vaches blanches tranchent sur les verdoyants pâturages. Très rapidement, mes yeux se ferment sur ces images dont je sais avec certitude que je les découvrirai de plus près dès demain.

(*) Cantal, Saint-Nectaire, Fourme d’Ambert

La Bourboule (@)

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