4eme étape : Le Puy Baladou-La Bourboule

Le savoir : Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer. (Nahman de Braslaw).

Jeudi 1er août 2002

Une fois n’est pas coutume, Dany est déjà éveillée lorsque j’ouvre les yeux. A sa tête, je crois comprendre, que tout comme moi, elle n’a pas bien dormi. Nous avons été réveillé à maintes reprises par le tonnerre et l’orage qui n’a pas cessé tout au long de la nuit. Bizarrement, nous avons eu très chaud et avons été contraints de nous déshabiller et de dormir nus sans fermer les sacs de couchage. Pour trouver un peu de fraîcheur, c’est la première fois que nous dormions avec seulement la moustiquaire en guise de porte d’entrée.

Dany au départ du Puy Baladou, le matin du 4eme jour.

Maintenant, il fait beau, le ciel est bleu et malgré un soleil déjà bien présent, je n’essaie même pas d’allumer un feu de camp car tout est détrempé. J’ai même du mal à allumer les tablettes d’alcool tant elles sont imprégnées d’humidité. Heureusement, bien à l’abri sous nos ponchos et sous les larges ramures de l’épicéa, nos sacs sont restés bien au sec. J’en extrais le nécéssaire pour un copieux petit déjeuner, car il n’y aura pas de villages sur notre parcours avant Mont-Dore que nous devrions atteindre vers midi. Sans nous dépêcher, nous déplions la tente, nous la disposons sur des arbustes en plein soleil pour la faire sécher, et commençons à ranger nos sacs convenablement.

Un dernier regard derrière nous pour ne rien oublier et nous reprenons le large chemin qui finit de monter au sommet du puy Baladou. Le sentier est bon et la terre a parfaitement drainée toute l’eau tombée cette nuit car le sol est pratiquement sec.

Soudain, nous entendons un grondement sourd qui s’approche de nous, mais compte tenu de la déclivité du chemin, nous ne distinguons rien pour l’instant. Le bruit de sabots devient plus distinct et quelques secondes plus tard, nous apercevons deux vaches qui détalent vers nous.

Elles sont suivies de près par deux cyclistes qui, au lieu de ralentir leur course, foncent comme des crétins sans réfléchir. Les vaches apeurées cavalent à notre rencontre. Nous nous écartons, mais elles nous aperçoivent et déboussolées, chargent dans les fils barbelés qui ceinturent le chemin. Elles parviennent à sauter en s'égratignant la panse et terrorisées, déguerpissent dans les prés.

Nous poursuivons le GR.4 qui maintenant suit de manière presque parallèle le GR.30 emprunté le premier jour. C’est ainsi, que sur la droite nous reconnaissons la dense forêt du Puy de la Combe Ferret, puis les grandes prairies parsemées de leurs grosses meules de foin. A vol d’oiseau, nous sommes à environ un à deux kilomètres de l’itinéraire de départ.

Sur la gauche, le Puy de la Croix Morand et en face de nous, le début des nombreux puys qui constituent les Monts Dore avec le Puy de la Tache, de Monne et de l’Angle.

Nous retrouvons la D.996 par laquelle nous sommes arrivés en voiture dimanche dernier. Ici près d’une barrière, nous quittons le GR.4 et suivons un sentier qui tourne à droite puis amorce une longue descente vers la ville de Mont-Dore.

Pour enjamber de petits ruisselets, des grilles métalliques interdisant le passage aux animaux ont été installées sur le chemin. Elles sont très glissantes et délicates à emprunter. Par deux fois, Dany et moi-même, nous glisserons et entraînés par le poids des sacs, nous nous retrouverons les genoux dans la boue.

Direction Mont-Dore avec la chaîne des puys du même nom.

Dans la descente vers Mont-Dore près d'un petit buron

La descente à travers des sous-bois vers Mont-Dore est plaisante. Juste au dessus de nous, se dresse le Puy Gros gravit le premier jour. Nous passons à proximité des très visitées cascades du Rossignolet et du Queureuilh et arrivons par le cimetière au lieu-dit au nom surprenant " Prends-Toi-Garde ". Comme prévu, il est 11h30 quand nous entrons dans Mont-Dore, nous retrouvons la civilisation avec ses voitures et leurs gaz d’échappement. Nous n’avons aucun mal à trouver un supermarché et une boulangerie où acheter quelques provisions. Après ses quelques courses, nous reprenons la D.996 et par une petite passerelle, nous rejoignons un bon sentier hors GR qui longe la D.130 et suit le lit de la Dordogne.

Nous cheminons sous Le Puy Gros gravit le premier jour

Nous longeons la Dordogne en direction de La Bourboule

Arrêt déjeuner au bord de la Dordogne près d'un solide buron

Il est midi et demi, quand nous stoppons près d’un imposant buron pour un agréable pique-nique au bord du torrent. Nous profitons du soleil et d’une bonne luminosité pour prendre quelques photos.

L’approche vers La Bourboule se fait essentiellement par ce sentier très facile et rafraîchissant en sous-bois et en bordure du torrent. Il est 15h30 quand nous atteignons l’hôtel-restaurant " Le Buron " par le D.130. La voiture est encore là. Nous finirons la journée par quelques emplettes et une visite de Mont-Dore dans la soirée.

 Une petite sieste au bord du torrent après le déjeuner

 L'approche vers la Bourboule se fait essentiellement en sous-bois

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