8h30, nous sommes déjà sur le grand parking de la station de Mont-Dore. Nous avons quitté définitivement l’hôtel " Le Buron " ce matin et chargé la voiture car notre randonnée s’achève avec l’ascension du Puy de Sancy. Le parking est vide et nous ne savons où aller. Nous partons sur la droite en direction de ce qui semble être un chemin mais la route redescend dans le vallon. Nous remontons vers la station et stoppons la voiture sur la gauche de la vallée près d’une vaste cafétéria. Les cabines des téléphériques sont désertes et immobiles. Il est certainement trop tôt.
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Près d’un petit sentier qui part sur la gauche, un panneau indique le Puy de Sancy en 2h15. Nous démarrons doucement car nous avons encore sur l’estomac, les tripoux et l’omelette auvergnate ingurgitée la veille. Malgré, les kilomètres de randonnée et les litres d’eau absorbés au fil des jours, les bonnes recettes auvergnates ont du avoir raison de notre tour de taille. Le petit sentier a laissé place à une large piste caillouteuse qui zigzague à gauche du cirque formé par la chaîne des puys qui nous entourent, et dont le Puy de Sancy en est évidemment le plus imposant.
Deux ruisseaux distincts qui prennent leur source ici, descendent dans la vallée. Il s’agit de la Dore, qui jaillit d’une cascade et la Dogne, qui n’est qu’un petit ruisselet. Depuis des millénaires, ils creusent de profondes brèches dans le flanc de la montagne et se rejoignent à proximité de la station pour former la Dordogne.
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Dans la longue montée, nous avons la chance d’apercevoir deux isards qui descendent le long du torrent, traversent la piste à cinquante mètres de nous et s’arrêtent sur le versant du Puy de Cacadogne. Grâce aux jumelles nous avons la chance de les entrevoir mais rapidement ils disparaissent.
Pendant notre ascension, les téléphériques se sont mis en route et vident leurs lots de touristes au relais qui surplombe la vallée. Au bout de deux heures de montée, et après un ascension au fort dénivelé, nous atteignons, à notre tour, ce relais. Par un bref mais raide raccourci, nous nous dirigeons vers les interminables escaliers de bois qui mènent au Puy de Sancy. La transition est saisissante, ici c’est pratiquement la foule alors que sur la piste par laquelle nous sommes montés à pied il n’y avait pratiquement personne.
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Tout en montant, nous prenons de multiples photos car la vue est splendide de tous côtés. A loin, nous discernons les sites traversés les jours précédents et évoquons avec satisfaction les distances incroyables que nous avons réussies à parcourir. Nous arrivons à la table d’orientation qui culmine à 1.886 m.
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Le site est impressionnant, car les pentes du Puy de Sancy sont différentes dans chacune des directions : abruptes mais verdoyantes vers la vallée de la Dordogne, en falaises et hérissées d’arêtes saillantes sur le flanc opposé, en coulées caillouteuses sur la flanc sud-est.
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Au bout de dix minutes, il y a tellement de monde au sommet que nous décidons de redescendre. Les escaliers de bois sont tellement encombrés que c’est par un sentier très escarpé situé sur le flanc sud-est que nous redescendons. Il s’agit en réalité du GR.4 que nous avons quitté hier à proximité du Puy de la Croix Morand et de la D.996 et qui passe par le sommet du Puy de Sancy. Des gens affluent dans tous les sens. On se demande même si toute cette foule pourra tenir sur l’étriquée cime du puy.
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Malgré une sente très rocailleuse et une chute sans gravité de ma part, nous avons rejoints la large piste sans encombres. Nous croisons maintenant des gens de tous ages qui se dirigent vers le sommet. Mais quelle surprise et quelle coïncidence quant nous croisons et retrouvons nos amis Paul et Virginie.
Nous les avons quitté voilà trois jours à Recoleine et nous les retrouvons sur les pentes du Sancy. Nous évoquons longuement nos deux derniers jours passés sur les chemins. Apparemment, nous nous sommes manqués à Pessade, puis sur le retour vers Mont-Dore par le Puy Baladou. Nos chemins ont été les mêmes, se sont séparés, puis à nouveau croisés pour se rejoindre ici. Un dernier signe et cette fois, nous quittons définitivement nos sympathiques et jeunes compagnons de voyage.
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Sur les flancs du Puy de Cacadogne, nous retrouvons les deux isards aperçus ce matin, ils se tiennent à distance mais broutent paisiblement et n’ont pas l’air trop effarouchés par l’abondance de touristes qui conflue vers le Sancy. Cette fois, nous avons tout loisir de les observer aux jumelles.
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Allégés de nos sacs, c’est d’un bon pas que nous retournons vers la station. Il est midi et demi quand nous retrouvons la voiture. Nous sommes dans les temps annoncés sur les petits panneaux jaunes puisque nous avons mis un peu moins de quatre heures pour faire l’aller-retour.
Une fois de plus, l’ascension nous a ouvert l’appétit. Nous finirons, ça ne s’invente pas, notre sympathique séjour au restaurant " Le Bougnat " !
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